Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer précoce : un parcours souvent semé d’embûches
Le dépistage est retardé dans plus de la moitié des situations car la maladie est rarement envisagée d’emblée devant des troubles cognitifs chez une personne jeune. Il arrive que le diagnostic soit évoqué à tort comme une dépression, un burn-out, ou un trouble anxieux.
La démarche diagnostique repose sur plusieurs étapes, réalisées en consultation mémoire, en centre hospitalier ou CLCC :
- Entretien clinique approfondi : histoire des symptômes, contexte professionnel et social, évolution précise.
- Examens neuropsychologiques : tests de mémoire mais aussi langage, attention, fonctions exécutives, praxies et gnosies (MMS, MoCA, batteries plus extensives).
- IRM cérébrale : recherche d’atrophie de l’hippocampe ou d’anomalies corticales spécifiques.
- Examens biologiques : Ponction lombaire recherchée dans certains cas (protéines tau, bêta-amyloïde).
- Tests génétiques : proposés uniquement si suspicion d’une forme familiale monogénique.
Le diagnostic précoce permet une meilleure adaptation du suivi, la mise en place de traitements adaptés et l’accompagnement des proches dans la planification de l’avenir.