Pourquoi adapter l’environnement domestique est essentiel ?
Pour les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer, le domicile, lieu familier, peut rapidement devenir source de dangers insoupçonnés. Selon la Fondation Médéric Alzheimer, près de 70 % des personnes atteintes vivent chez elles, parfois seules, souvent accompagnées de proches aidants. Or, les troubles cognitifs présents dans la maladie modifient la perception de l’espace, altèrent la mémoire, et fragilisent les gestes du quotidien. Dans ce contexte, un environnement domestique non adapté augmente de façon marquée les risques d’accidents, de chutes, d’errance ou de confusion.
L’adaptation du logement prend donc une dimension préventive, mais aussi thérapeutique : elle contribue à réduire l’anxiété, à préserver l’autonomie et à renforcer la qualité de vie, aussi bien pour la personne concernée que pour ses proches. Ces ajustements s’appuient sur des recommandations éprouvées, telles que celles issues de la Haute Autorité de Santé (HAS), de la Fédération Française des Ergothérapeutes, ou de France Alzheimer.