Capteurs de mouvement et d’ouverture : points forts et limites
Capteurs de mouvement passifs
Ce sont généralement des détecteurs infrarouges ou radiofréquence, placés dans les pièces stratégiques (salle de bain, couloir, chambre). Ils permettent :
- d’alerter en cas d’absence de mouvement sur une plage horaire déterminée (suspicion de chute ou de malaise),
- de générer des rapports d’activité permettant de repérer des modifications de routine.
Selon une étude du Gérontopôle de Toulouse, l’ajout de capteurs de mouvement dans le suivi à domicile réduit le délai de détection des chutes multipliées par trois – il passe de plusieurs heures à moins de 40 minutes en moyenne si les alertes sont bien configurées (Gérontopôle Toulouse, 2022).
Toutefois, ces dispositifs ne détectent pas précisément la nature de l’incident (maladie, chute, perte de connaissance) et ne distinguent pas toujours la personne malade d’autres occupants ou d’animaux domestiques.
Capteurs d’ouverture
Placés sur la porte d’entrée ou les sorties sensibles, ils préviennent en cas de tentative de fugue, problème rencontré par près d’une personne sur quatre vivant avec une maladie d’Alzheimer modérée à sévère (source : France Alzheimer). Les modèles les plus avancés communiquent avec des systèmes d’alerte qui envoient immédiatement un SMS ou une notification à un proche.
À noter : la CNIL rappelle l’importance de recueillir le consentement de la personne et de veiller à la proportionnalité des mesures pour éviter toute atteinte injustifiée à la vie privée.