Stimulation cognitive : un rôle qui ne s’arrête jamais
Si l’éducation initiale façonne la réserve cognitive, le maintien d’activités stimulantes tout au long de la vie se révèle tout aussi essentiel. Un rapport important publié par la revue Alzheimer’s & Dementia (2020) a révélé que l’engagement régulier dans des activités intellectuellement stimulantes (lecture, jeux de réfléxion, bénévolat, apprentissage de nouvelles compétences) était corrélé à une diminution du risque d’apparition de la maladie de 20 à 30 %.
Cette protection concerne autant les personnes âgées très actives sur le plan social que celles qui, malgré un faible diplôme initial, décident de s’engager dans des pratiques stimulantes. La réserve cognitive n’est donc pas figée, mais s’entretient et se nourrit tout au long de la vie.
Quelques activités ayant un effet démontré sur le maintien des fonctions cognitives :
- Participation à des groupes de discussion ou clubs de lecture
- Apprentissage de langues étrangères – même tardif
- Pratique musicale ou artistique
- Jeux de réflexion (échecs, bridge, mots croisés, sudoku, etc.)
- Utilisation régulière des outils numériques, avec accompagnement si besoin
- Bénévolat et activités associatives
Selon une étude publiée en 2021 par l’INSERM, les personnes âgées engagées régulièrement dans ce type d’activités bénéficient d’un ralentissement du déclin cognitif, indépendamment de leur niveau d’études initial.