Pourquoi la désorientation est-elle un enjeu central chez les personnes atteintes d’Alzheimer ?
La désorientation spatiale est l’un des symptômes précoces et persistants dans la maladie d’Alzheimer. Elle survient souvent dès les premiers stades, impactant profondément l’autonomie et la sécurité des personnes concernées. Selon la Fondation Alzheimer, près de 60% des personnes atteintes d’Alzheimer connaîtront au moins un épisode de déambulation ou d’errance au cours de leur maladie (Fondation Alzheimer). Ce risque s’amplifie dans les lieux nouveaux, dans l’espace public… mais il existe aussi au sein du domicile, où l’environnement autrefois familier peut soudain devenir source d’anxiété et de perte de repères.
L’impact d’une désorientation ne doit jamais être minimisé. Il expose la personne à des risques réels :
- Chutes et blessures (fractures, traumatismes…)
- Errance et disparition temporaire, parfois plusieurs heures
- Anxiété, sentiment d’abandon ou d’impuissance
- Aggravation des troubles cognitifs liée au stress
Il s’agit donc d’un enjeu quotidien, auquel les aidants doivent faire face avec tact, anticipation et pragmatisme.