L’aide du diagnostic paraclinique et médical : comment faire la différence objectivement ?
L’évaluation clinique, lors d'une consultation mémoire, reste la première étape : interrogatoire poussé, tests neuropsychologiques spécifiques (MMSE, test de l’horloge, BREF, etc.). Mais elle n’est pas suffisante à elle seule, car les symptômes peuvent se recouper.
Pour appuyer le diagnostic, différents examens peuvent être utilisés, adaptés selon la suspicion clinique :
- IRM cérébrale : atrophie du lobe temporal interne dans Alzheimer, atteinte frontale ou temporale dans DFT, marqueurs d’AVC dans la démence vasculaire.
- Tomographie par émission de positons (TEP) : repérage des dépôts de protéines amyloïdes ou tau dans Alzheimer.
- Analyses de liquide céphalorachidien : signature protéique typique d’Alzheimer (bêta-amyloïde, tau).
- Tests sanguins et recherche de carences ou d’autres causes réversibles : pour écarter d’autres diagnostics, comme l’hypothyroïdie ou des carences vitaminiques.
Ces investigations sont recommandées par la Haute Autorité de Santé (parcours diagnostique Alzheimer 2021) pour adapter l’accompagnement et éviter erreurs ou retards de prise en charge.