Balises GPS et objets connectés : quelles solutions techniques aujourd’hui ?
L’arrivée des objets connectés dédiés à la sécurité des personnes vulnérables a profondément changé l’approche du repérage. Cependant, l’adoption doit toujours se faire en respectant la dignité et la vie privée de la personne concernée, et en s’inscrivant dans une démarche éthique (HAS, 2020).
Les types de dispositifs GPS existants
- Montres GPS : discrètes et au design de plus en plus varié, elles permettent une localisation en temps réel via une application dédiée. Certaines montres disposent d’un bouton d’alerte directement accessible à la personne.
- Bracelets géolocalisables : en silicone ou en cuir, ils intègrent une puce GPS. Des fonctionnalités comme la détection de chute ou l’alerte de sortie de zone de sécurité (« geofencing ») existent sur certains modèles (par exemple, SeniorAdom, Weenect).
- Porte-clés et médaillons GPS : ces objets, plus anonymes, se fixent aux habits ou aux sacs à main. Pratique, mais attention à la perte ou à l’oubli.
- Systèmes intégrés dans l’habillement : il existe désormais des semelles GPS ou des vestes à balise, évitant le refus de port de certains équipements.
La plupart de ces balises permettent une localisation précise (souvent à moins de 10 mètres près), avec une autonomie de batterie de 2 à 7 jours selon l’utilisation. Il faut cependant considérer la nécessité de recharger régulièrement l’appareil et de prévenir le refus d’équipement : selon une étude européenne parue dans l’International Journal of Geriatric Psychiatry, 45 % des patients refusent initialement un dispositif visible, d’où l’intérêt des solutions non intrusives.
Quels critères de choix ?
- Discrétion : optez pour un objet aussi léger et discret que possible, pour ne pas gêner ou stigmatiser la personne.
- Facilité d’utilisation : l’idéal est un équipement qui ne nécessite aucune manipulation par la personne elle-même, surtout en situation de panique ou d’angoisse.
- Coût et abonnements : certains dispositifs nécessitent un abonnement mensuel (environ 10 à 20 €/mois), à prendre en compte dans la durée.
- Respect de la vie privée : le consentement de la personne (même partiel ou temporaire) doit toujours être recherché, et le dispositif expliqué de manière adaptée.