Pourquoi la question du sommeil est-elle centrale en unité protégée ?
Le sommeil des personnes vivant en unité protégée soulève plusieurs enjeux pour le bien-être des résidents, mais aussi pour l’organisation des équipes et la qualité de vie collective. La maladie d’Alzheimer, comme la plupart des maladies neurodégénératives, se caractérise fréquemment par des troubles du sommeil : difficultés à s’endormir, réveils nocturnes à répétition, agitation ou confusion en fin de journée (sundowning). D’après Santé publique France, plus de la moitié des personnes atteintes d’Alzheimer souffrent d’un désordre du rythme veille-sommeil (Santé publique France).
Ces troubles ont de multiples conséquences :
- Répercussions sur la qualité de vie (fatigue, irritabilité, troubles du comportement diurne).
- Majorations des risques de fugues ou de chutes durant la nuit.
- Impact sur l’ambiance de l’unité et la charge de travail des équipes.
Or, si les médicaments hypnotiques sont encore utilisés, leur efficacité réelle sur ces troubles reste limitée, et ils exposent à de nombreux effets secondaires (somnolence diurne, chutes, troubles cognitifs aggravés – HAS). Les recommandations actuelles privilégient donc les mesures non médicamenteuses, au premier rang desquelles figurent les activités adaptées en journée.