Comprendre les biomarqueurs : des pistes prometteuses
Les biomarqueurs sont au cœur des recherches actuelles. Il s’agit de substances mesurables dans le corps, qui témoignent d’un processus pathologique. Pour Alzheimer, les scientifiques ciblent essentiellement deux types de protéines :
- L’amyloïde bêta : elle tend à former des plaques dans le cerveau des personnes atteintes.
- La protéine tau : sa forme anormale s’accumule sous forme de "dégénérescences neurofibrillaires".
Jusqu’à récemment, détecter ces protéines n'était possible que par ponction lombaire (prélèvement de liquide céphalo-rachidien) ou via l’imagerie cérébrale de pointe (TEP scan à l’amyloïde, très peu disponible). Les recherches s’orientent aujourd’hui vers la possibilité de retrouver ces marqueurs dans le sang.
Des études ont montré que certains dosages de protéine tau phosphorylée permettent déjà, avec une grande sensibilité, de différencier Alzheimer d’autres troubles neurocognitifs ; c’est notamment le cas de la forme P-tau217 (Nature Medicine, 2020). Cependant, leur utilisation reste pour l’instant confinée à la recherche ou à de rares centres experts.