Alzheimer sporadique et risque génétique « modulé »
Pour 98% des cas restants, la composante génétique existe mais ne dicte pas à elle seule l’apparition de la maladie. Le patrimoine génétique peut accroître ou réduire la vulnérabilité à développer Alzheimer, mais il s’articule en interaction complexe avec d’autres facteurs : l’âge, l’hypertension, le diabète, le niveau d’activité intellectuelle, etc.
L’APO E : le gène au cœur des recherches récentes
Le gène APOE (apolipoprotéine E) est au premier plan des études sur le risque génétique d’Alzheimer sporadique.
Trois variantes principales existent :
- APOE ε2 : rare, protecteur;
- APOE ε3 : le plus courant, « neutre »;
- APOE ε4 : facteur de risque majeur.
Porter une ou deux copies du variant ε4 augmente le risque :
Précisons toutefois : beaucoup de personnes porteuses de l’APOE ε4 ne déclareront jamais la maladie. À l’inverse, de nombreux patients atteints d’Alzheimer n’ont pas ce variant. L’APOE ε4 est un facteur de risque, pas un facteur de certitude.