Des gènes de susceptibilité : le cas de l’APOE ε4
Au-delà de ces rares cas, la grande majorité de la population présente une variabilité génétique « normale », qui peut néanmoins augmenter la probabilité de développer Alzheimer. C’est le cas du gène APOE, et surtout de son allèle ε4 :
- Porter une copie d’APOE ε4 (hétérozygote) multiplie le risque par 2 à 3.
- Porter 2 copies d’APOE ε4 (homozygote) le multiplie encore davantage, entre 8 et 12 selon les études [Source : Fondation Alzheimer].
- Cependant, avoir l’allèle ε4 n’entraîne pas systématiquement la maladie. Beaucoup de porteurs ne la déclareront jamais, et d’autres patients n’ont pas ce facteur de risque génétique.
À l’inverse, certaines variantes du gène APOE protègeraient, à des degrés divers, du déclin cognitif. Les tests génétiques ne sont donc pas, à ce jour, recommandés dans la population générale, mais réservés à des situations particulières.