Quels horaires de repas privilégier pour un malade Alzheimer ?
La stabilité du rythme alimentaire favorise la régulation du transit, de la vigilance et, indirectement, du sommeil. Les recommandations sont claires :
- Toujours privilégier des horaires de repas réguliers : l'organisme anticipe alors les apports, et le malade garde un sentiment de continuité et de prévisibilité, très rassurant.
- Trois repas principaux par jour à heure fixe : le petit-déjeuner entre 7h30 et 9h, le déjeuner entre 12h et 13h, le dîner idéalement entre 18h et 19h (source : Haute Autorité de Santé - Recommandations de bonnes pratiques, 2020).
- Collations : une collation légère peut être proposée vers 10h et/ou 16h si besoin, notamment en cas de perte de poids ou de moindre appétit.
Dans les faits, rigidité n’est pas le maître-mot, mais la régularité, oui. Cela permet :
- d’anticiper la prise alimentaire (notamment les personnes qui “oublient” de manger),
- de sécuriser par la routine,
- d’éviter les longues périodes à jeun ou l’attente, source d’anxiété.
Un outil simple : le tableau des repas, affiché dans la cuisine ou le séjour, aide le patient à visualiser ce qui va arriver.
Modèle de planning horaire de repas conseillé
| Moment |
Horaires recommandés |
| Petit-déjeuner |
7h30 - 9h00 |
| Collation du matin |
10h00 (facultatif) |
| Déjeuner |
12h00 - 13h00 |
| Collation de l’après-midi |
16h00 (facultatif) |
| Dîner |
18h00 - 19h00 |
À retenir : Avancer légèrement le dîner (par rapport à la moyenne adulte française) favorise un endormissement plus précoce, souvent nécessaire chez les malades Alzheimer sujets à la fatigue dès la fin d’après-midi (“syndrome du coucher du soleil” déjà cité).