L’impact de la lumière sur l’horloge biologique : bases scientifiques
L’alternance lumière/obscurité régule nos rythmes internes par l’action de la lumière sur un noyau situé au cœur du cerveau (noyau suprachiasmatique). Chez la personne âgée, l’exposition à la lumière naturelle est souvent insuffisante : mobilité réduite, sorties limitées, architecture peu ouverte sur l’extérieur. Chez la personne Alzheimer, ce manque de repères lumineux aggrave la désynchronisation en déréglant la sécrétion de mélatonine, hormone du sommeil (Frontiers in Aging Neuroscience, 2024).
Plusieurs études démontrent qu’une exposition régulière à une lumière suffisamment intense (≥ 1000 lux), surtout le matin, améliore l’endormissement, limite la somnolence diurne, réduit l’agitation vespérale et les déambulations nocturnes (Riemersma-van der Lek et al., JAMA, 2008).