Adapter les textures alimentaires : quels objectifs, quelles logiques ?
Adapter la texture consiste à rendre les aliments et boissons plus faciles à avaler, selon le principe que la sécurité prime, sans renier le plaisir. L’objectif est double :
- Éviter les fausses routes et sécuriser l’alimentation
- Maintenir, autant que possible, une expérience sensorielle satisfaisante pour la personne
L’adaptation des textures fait l’objet de préconisations claires, en France comme à l’international, structurées selon deux volets : les textures solides (aliments) et liquides (boissons).
Les repères officiels pour adapter les textures
En France, le guide du GEMRCN (Groupe d’Étude des Marchés de Restauration Collective et Nutrition) et les recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé) fixent des catégories précises, en phase avec la nomenclature internationale IDDSI (International Dysphagia Diet Standardisation Initiative).
| Texture |
Description |
Objectif |
Exemples |
| Aliments hachés |
Aliments coupés en petits morceaux, tendres |
Favoriser la mastication simplifiée |
Bâtonnets de légumes bien cuits, poisson émietté |
| Aliments moulinés |
Aliments écrasés en purée grossière, sans morceaux durs |
Prévenir les blocages et faciliter la manipulation en bouche |
Purée de pommes de terre, compote épaisse |
| Aliments mixés |
Texture homogène, lisse et semi-liquide |
Éviter toute mastication, assurer la sécurité maximale |
Purée fine, veloutés, flans salés/sucrés |
| Liquides épaissis |
Boissons modifiées par ajout d’épaississant |
Limiter la vitesse de coulée, prévenir la fausse route |
Bouillons épaissis, eau gélifiée, lait épaissi |
La catégorisation n’est jamais arbitraire : elle est établie après une évaluation individualisée, réalisée par le médecin, parfois appuyée par l’orthophoniste ou le diététicien.